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MARLENE NUAGE UNE CATALANE SUR LES PAS D’ALBERT CAMUS DE TIPAZA A LOURMARIN

Il y a 50 ans Camus nous a quitté je vous invite à Lourmarin par ces photos et mes poèmes en hommage à Albert Camus

Mon voyage à la rencontre de Camus a commencé le 2 octobre 2009 où,  avec la Caravane Catalane, après 30 ans d’absence j’ai retrouvé ma terre natale l’Algérie sur les pas de Camus. Dans un périple ensoleillé et méditerranéen le point d’orgue de mon séjour aura été la rencontre de la stèle de Camus au milieu des ruines de Tipasa où, sous un soleil et devant une mer bleue, j’ai déclamé la totalité du poème dont la première strophe est gravée dans la pierre.
Ici à Tipaza j’ai respiré l’absinthe et j’ai entendu les phrases de noces battre le ciel et les vagues au pied des ruines. Plus tard sur Canal Algérie je présentais mon amour de Camus mes poésies, je chantais ‘L’estaca’ de LLuis LLach. Mon poème sur la tombe de Camus prenait à mon retour à Perpignan une étrange actualité: c’est alors que je décidais de dire bonjour à Camus à Lourmarin le 28 décembre. Je vous fait partager les photos et les poèmes écrits à ce moment là (liens ci-dessous).

Camus dort

Sur la tombe…

Le chat de Lourmarin

Lourmarin

Monologue

Emile Martinez, membre de l’ANPNPA, donne  actuellement en Uruguay une série de conférences sur Albert Camus (ci-dessous un lien donnant accès au texte de sa conférence à l’Alliance Française de  Montevideo)

Albert Camus est vivant


Les membres de l’Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis s’associent à l’hommage rendu à l’immense écrivain que fut Albert Camus, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort accidentelle.

Albert Camus témoigne par ses origines familiales et son parcours que les européens d’Algérie, comme ils étaient alors appelés, n’étaient pas tous, tant s’en faut, des colonialistes exploiteurs. Reporter au quotidien « Alger Républicain » il dénonça dès les années 30 les injustices du système colonial dont il décrivit sans complaisance les conséquences sur les conditions de vie des populations de Kabylie.

Plus tard et face à la guerre, Camus, philosophe humaniste, mit la morale et la non-violence avant la politique et l’engagement pour l’indépendance. Victime lui-même de l’enfermement que le système colonial imposait à chaque communauté, il se voulut passeur de compréhension et d’amitié, et rêva l’utopie d’une Algérie fédérale qui au sein d’une fédération française aurait permis à tous ses habitants de vivre dans l’égalité et la justice. Le rêve d’une Algérie pleinement indépendante et souveraine, où les différentes communautés auraient forgé des rapports nouveaux débarrassés de l’empreinte coloniale, aurait sans doute pu se réaliser sans l’aveuglement des politiques et la folie meurtrière de l’OAS.

Les membres de l’ANPNPA affirment leur profond attachement à l’écrivain Pied Noir qui dénonçait la domination coloniale ; à l’homme honnête, d’abord face à lui-même, qui, ayant fait le choix du silence une fois déclenchée la guerre de libération, intervint pour sauver de la mort des militants Algériens condamnés ; à l’homme méditerranéen complexe et torturé qui illustrait tant des contradictions qui furent les nôtres dans ce moment terrible de l’histoire.

Le véritable hommage que le président de la république, Nicolas Sarkosy, pourrait aujourd’hui rendre à Albert Camus serait de mettre en œuvre les valeurs de justice et de progrès que celui-ci ne cessa de défendre, pour poser enfin les bases d’un avenir de réconciliation et de solidarité entre les peuples des deux rives de la Méditerranée. C’est à quoi appellent les Pieds Noirs et leurs Amis qui se sont rassemblés au sein de l’ANPNPA.