à propos de l’affaire Audin et des déclarations du Président de la République – publié le 14 octobre 2018

Communiqué
 du 
8
 octobre
 2018

de 
l’Association 
Nationale 
des 
Pieds‐ Noirs 
Progressistes 
et 
leurs
 Amis


A 
l’occasion 
de 
leur 
dixième 
Assemblée 
Générale 
les 
6
 et 
7 
octobre 
à 
Vitrolles
 dans 
les
 Bouches
 du 
Rhône, 
les 
membres 
de 
l’Association 
des 
Pieds‐Noirs
 Progressistes 
et 
leurs
 Amis
 (ANPNPA )
ont 
réaffirmé
 leur
 engagement 
à 
poursuivre 
leurs 
actions 
pour 
que 
se
 renforce
 l’amitié
 des 
peuples
 algériens
 et
 français,
 et
 pour
 combattre
 en
 France
 la
 montée
 des
 idéologies 
d’extrême 
droite, 
le 
racisme 
et 
la 
xénophobie.
A
 propos 
des 
déclarations 
du
 Président 
de 
la
 République 
Emmanuel
 Macron 
sur 
l’affaire
 Maurice 
Audin,
 ils
 estiment 
:

1/
Il
 s’agit 
d’une
 réelle 
victoire 
pour 
celles 
et 
ceux
 qui
 se 
battent 
depuis 
plus 
de 
60
 ans
 pour
que
 soient 
reconnus 
la 
torture 
et 
l’assassinat 
de 
Maurice 
Audin 
par 
l’armée
 française.

2/
Le 
crime
 est 
reconnu
 par 
la 
France 
comme
 crime
 d’Etat, 
puisque 
l’assemblée
 nationale
accorda en
 1956 
les 
pouvoirs
 spéciaux
 (incluant 
police 
et 
justice)
 au
 gouvernement
 général
d’Algérie
 qui 
les
 délégua
 par
 décret
 à
 l’armée
 du
 général 
Massu.
3/
Il 
faut 
aller 
au
 delà
 du
 cas 
particulier 
du 
militant 
communiste 
Maurice 
Audin. 
D’une
 part
 cette
 reconnaissance 
ouvre
 la
 voie
 à
 celle 
des
 autres
 crimes
 d’Etat
 commis
 tant
 en
 France
 qu’en 
Algérie, 
comme
 le 
massacre 
de 
centaines
 d’Algériens 
le 
17 
octobre 
61 
à
 Paris.
D’autre 
part,
 il
 
y a
 eu
 des
 milliers
 de 
Maurice 
Audin,
 «
disparus
» 
comme 
lui 
 pendant 
la 
bataille
 d’Alger.
4/
L’engagement 
est 
pris 
de
 l’ouverture 
des 
archives, 
mais 
jusqu’où
 ira 
cette 
ouverture 
?
 Il
faut
 que
 cette
 ouverture 
ne 
concerne
 pas
 que
 l’affaire 
Audin 
mais
 l’ensemble 
de
 la
 guerre
d’Algérie.
 Clore 
cette 
«
guerre
 des 
mémoires
» 
que
 certains 
attisent 
encore
 à
 plaisir,
nécessite 
que
  les
historiens
 aient 
accès
 à
 l’ensemble
 des
 archives
 (tant
 du
 coté 
français
qu’algérien),
 afin
 que
 leurs 
travaux
 élaborent 
une 
histoire 
suffisamment 
argumentée,
solide
 et
 incontestable
 pour 
être
 entendue
 et
 acceptée
 par
 tous.

5/
Pour 
les 
Algériens, 
c’est 
la
 reconnaissance
 que
 la
 torture 
et 
l’assassinat 
étaient 
une

 pratique
 systématique,
 normale
 et
 autorisée 
pendant
 la
 guerre
 d’indépendance.
 C’est
 aussi 
un
 geste 
vers
 l’Algérie 
officielle, 
et 
on
 peut 
caresser
 l’espoir 
qu’il 
y
 aura 
geste
 réciproque 
de
la
 part
 du
 pouvoir 
en
 place.

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